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lundi 27 juin 2022

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Une station DCC minimale avec boutons de commande et écran Oled

Une carte moteur pour Arduino UNO ou MEGA

. Par : Dominique, msport

DIFFICULTÉ :

Vous avez réalisé votre première centrale DCC en suivant l’article Ma première centrale DCC, sans fer à souder, mais vous voudriez que cette centrale dispose d’un minimum de boutons pour régler la vitesse d’un train, sa direction et ses feux, et voir ce qui se passe sur un mini-écran Oled. Donc ajouter une manette simple à cette centrale.
Mais au lieu de réaliser encore un montage d’allure prototype ou "spaghetti", nous vous proposons cette fois-ci d’acquérir un circuit imprimé pré-équipé de la plupart des composants (ceux à montage de surface : CMS) et d’y ajouter les seuls composants manquants.
Il s’agit donc d’une carte moteur augmentée d’organes d’interface pour le modéliste.
Le fer à souder est donc requis mais cette carte est facile à monter et s’installe sur un Arduino UNO ou un MEGA, avec de nombreuses possibilités d’applications intéressantes, en utilisant évidemment l’environnement de développement IDE d’Arduino.

Cet article va vous guider pas à pas dans la réalisation de cette carte et de son utilisation, en particulier grâce à la commande du circuit imprimé pré-équipé de ses composants CMS.

Inspirée de l’article Réalisation d’un va-et-vient automatique et réaliste

Au départ de nos réflexions, cet automate de va et vient contient une centrale DCC minimale, 3 boutons poussoirs, un encodeur avec son bouton, un écran d’affichage et 5 entrées pour des capteurs de présence.
J’ai réalisé pas mal d’exemplaires de cette centrale, jusqu’au moment où Michel (alias msport) a eu l’idée de faire un circuit imprimé sous forme de carte "moteur" pour un UNO (avec ses 32K de mémoire programme et 2K de Ram) ou un MEGA (qui a 256K de mémoire programme et 8K de Ram).
Comme souvent, plusieurs prototypes se succèdent jusqu’à l’aboutissement d’un produit satisfaisant dont nous allons vous faire profiter.

Avec une carte UNO, son allure est comme ceci :

Figure 1 : Un aperçu de cette centrale sur un Arduino UNO
Figure 1 : Un aperçu de cette centrale sur un Arduino UNO

Avec une carte MEGA, c’est plus de possibilités :

Figure 1 bis : Un aperçu de cette centrale sur un Arduino MEGA
Figure 1 bis : Un aperçu de cette centrale sur un Arduino MEGA

Facile à monter, peu coûteuse, facile à installer et à utiliser, voilà le but !
Mais sa simplicité n’exclut pas des spécifications généreuses qui laissent la porte ouverte à de nombreuses variantes : vous allez sans doute en construire plusieurs !

  • toutes les fonctionnalités de la centrale de l’article Ma première centrale DCC : commande des trains par JMRI, Rocrail, CdmRail par le port USB-série (JMRI permet aussi de piloter vos trains depuis votre smartphone en WiFi) ;
  • plusieurs logiciels générateurs de DCC possibles comme DCC++ ou DCCpp ou DCC-EX.
  • 3 boutons poussoirs pour les fonctions de base ;
  • un écran Oled 128x64 pixels ;
  • un bouton encodeur pour le réglage de la vitesse et pour la configuration de paramètres (en évitant un clavier numérique) ;
  • un connecteur pour 6 entrées-sorties de l’Arduino, pour interfacer des capteurs permettant de réaliser des automatismes de circulation simples comme un va et vient automatique ;
  • une alimentation de la voie jusqu’à 3A ;
  • la détection automatique de court-circuit ;
  • la reconnaissance automatique de l’adresse DCC d’une locomotive ;
  • s’enfiche sur un UNO ou un MEGA (avec un strap à souder), l’Arduino MEGA autorisant des logiciels plus importants qu’avec un UNO (mais le Due n’est pas supporté) ;
  • un support pour un transmetteur radio ;

Le schéma électronique est représenté dans la figure 19 plus loin. Il montre les entrées-sorties de l’Arduino, l’alimentation 12 à 18V convertie en 8V pour l’Arduino, les commandes du pont en H L6203 avec la mesure de courant et de tension, les boutons poussoirs, l’encodeur et l’Oled.

Il est donc interdit de brancher l’alimentation 12-18V sur le jack de l’Arduino qui ne supporterait pas cette torture.

Cette série d’articles vous propose aussi un montage en boitier compact pour la version UNO présentée tout au début. Une station DCC minimale avec boutons de commande et écran Oled

On voit sur le schéma (figure 19) que l’entrée analogique A2 a un double rôle : d’une part mesurer la tension de 12V à 18V fournie au montage et d’autre part de valider l’appui sur le bouton SEL. Il faut donc que le montage soit alimenté par le jack de la carte moteur pour que ce bouton marche/arrêt soit opérationnel.

Comme le signal DCC est fourni sur la pin 10 du UNO et la pin 12 du MEGA, il faudra choisir la position de la pin DCC selon le type d’Arduino en posant un petit pont de soudure du coté des composants CMS (figure 26).

On a équipé le circuit imprimé de LED CMS vertes, tout en gardant la possibilité d’en souder des traversantes en parallèle. On a choisi des LED de couleur verte car elles ont une tension directe supérieure à celle des LED d’autres couleurs. C’est-à-dire que si une LED rouge est en parallèle d’une LED verte, c’est la LED rouge qui s’allumera. Donc, vous pourrez compléter ou non votre circuit en fonction de vos préférences.

  • Une réalisation professionnelle à faible coût avec l’achat et le soudage de peu de composants : 20 à 25€, hors UNO ou MEGA et hors alimentation, si on se débrouille bien (voir plus loin) ;
  • Un boitier en impression 3D en option (à voir dans un prochain article) ;

Dans le cas de DCCpp qui permet le portage de ce va et vient automatique :

  • lecture automatique de l’adresse DCC de la loco (une seule) posée sur la voie ;
  • pas de voie de programmation, seulement la voie principale ;

Dans le cas de DCC++, la centrale de l’article Ma première centrale DCC avec la manette de l’article Ma première manette DCC (1)

Dans le cas de DCC-EX, il est possible de concevoir la centrale pour la voie de programmation seulement et accéder aux lectures et écritures de CVs, lecture d’adresse, avec JMRI Decoder Pro notamment. Avec une carte Mega l’accès aux commandes de EX-RAIL sont possibles pour réaliser des automatismes. Il est aussi possible de réaliser un petit programmateur de décodeurs très pratique, permettant de sélectionner les CVs, les lire, le modifier et les écrire. On verra tout cela dans un prochain article.

Dans tous les cas, le pilotage par le port USB-Série permet de faire appel à JMRI, RocRail ou CdmRail, comme expliqué dans les articles JMRI pour Ma première centrale DCC, Rocrail pour Ma première centrale DCC et CDM-Rail pour Ma première centrale DCC (1).

Evidemment toutes ces possibilités ne vont pas forcément tenir dans un seul article. Il y en a plusieurs qui sont regroupés dans une série (les liens sont en tête d’article) qui contient celui-ci qui est limité au va et vient automatique dans le prolongement de l’article Réalisation d’un va-et-vient automatique et réaliste.

Vous verrez que vous finirez par en monter plusieurs !

Un aperçu de la centrale complètement montée

Cette centrale se compose en fait d’une carte moteur pour Arduino UNO ou MEGA et de l’Arduino correspondant.

Figure 2 : Montage de la carte sur un UNO
Figure 2 : Montage de la carte sur un UNO

Cette carte moteur comporte le circuit de puissance L6203 qui produit jusqu’à 3A de courant DCC et, en plus, 3 boutons poussoirs, l’écran OLED 0,96" et un connecteur d’extensions. Une fois enfichée, cette carte permet de brancher les rails et l’alimentation 12 à 18V. Le gros bouton (encoder 20 crans) permet de régler la vitesse et d’autres valeurs dans le fonctionnement que nous verrons plus loin.

Figure 3 : La carte vue de dessus
Figure 3 : La carte vue de dessus

Pour réaliser cette carte, on va juste avoir besoin d’une carte imprimée qui sera livrée avec 28 composants déjà soudés d’un coté, pour vous éviter quelques heures de soudure et des risques d’erreur surtout ! Ca doit marcher du premier coup 👍

Et combien ça coûte ?

Avec le circuit imprimé équipé des composants CMS à 15€ les 5 exemplaires, port compris, puis les autres composants, pour un seul exemplaire, on dépensera entre 20 et 25€ selon les fournisseurs. Si on a un UNO en stock et une alimentation 12V, c’est tout ce que coûte cette mini-centrale DCC.

Il ne faut pas oublier aussi que certains composants sont vendus par lots de 5, 10 ou plus (comme la carte par 5), donc certains ne seront utilisés que dans d’autres projets. D’où l’intérêt de se réunir à plusieurs, au sein d’un club par exemple, pour optimiser les dépenses.

Alors on y va ?

Figure 4 : les 2 faces du circuit imprimé, dont l'une équipée des composants CMS
Figure 4 : les 2 faces du circuit imprimé, dont l’une équipée des composants CMS

Maintenant nous allons attaquer la réalisation en plusieurs étapes :
- commande du circuit imprimé pré-équipé des 28 composants
- commandes des composants à souder
- montage de la centrale
- choix du logiciel, installation et tests
- réalisation du boitier

Pour voir les images de façon plus confortable, cliquez sur celles-ci pour les agrandir à leur taille réelle.

Commander le circuits imprimé pré-équipé des composants CMS

La première étape consiste à se connecter sur le site de JLCPCB (en Chine)
http://jlcpcb.com

Il y a d’autres fabricants de circuits imprimés que JLCPCB auquel Locoduino n’est pas lié et qui sauraient sans doute faire tout aussi bien. Mais pour cet exemple c’est celui que nous avons utilisé. Pour un autre vous saurez sans doute transposer ces étapes.

Dans le haut, à droite de la page, cliquer sur "Order Now".

Figure 5 : commander un circuit imprimé sur le site JLCPCB
Figure 5 : commander un circuit imprimé sur le site JLCPCB

Attention, pour passer une commande il faut avoir un compte. Il sera demandé à un moment du processus. Si vous n’en avez pas c’est le moment d’en créer un en cliquant sur "Sign in".
De plus sachez que la commande minimum est de 5 exemplaires. Il est bon de s’associer avec d’autres modélistes pour partager les commandes en commun.

Une page s’affiche pour définir votre commande.

Figure 6 : l'invitation à fournir les fichiers de production
Figure 6 : l’invitation à fournir les fichiers de production

La première chose à renseigner est le fichier ".zip" du dossier de production "Gerber" du circuit imprimé.
Ce fichier "vv_uno_c6_2022-02-08.zip" est à télécharger ici :

Fichier de production Gerber

Attention, certains ordinateurs (Mac par exemple) vont décompresser automatiquement le dossier "vv_uno_c6_2022-02-08.zip" et le .zip est mis à la poubelle où il faut le récupérer.
Une fois qu’il est téléchargé sur votre ordinateur et que vous connaissez son emplacement, cliquer sur "Add gerber files" et choisir le fichier "vv_uno_c6_2022-02-08.zip".

la progression du téléversement vers JLCPCB apparait alors dans la fenêtre.

Figure 7 : Téléversement des fichiers de production
Figure 7 : Téléversement des fichiers de production

Aussitôt fait, les 2 faces du circuit imprimé apparaissent en haut de la page, en confirmant la bonne détection des fichiers de production.

Figure 8 : Prévisualisation des 2 faces du circuit imprimé
Figure 8 : Prévisualisation des 2 faces du circuit imprimé

A ce stade il n’est pas utile de modifier les paramètres de réalisation affichés sous les images du circuit (quantité à produire = 5), et il faut descendre plus bas dans la page jusqu’à "SMT Assembly" qu’il faut sélectionner sur la droite.

Figure 9 : Choix de la face (Top) à équiper des composants SMS
Figure 9 : Choix de la face (Top) à équiper des composants SMS

Les deux faces du circuit apparaissent à nouveau et vérifier que celle de gauche ("Assemble top side") est bien sélectionnée.
Cliquer sur le bouton "Confirm"

Figure 10 : Invitation à fournir les fichiers de composants (BOM) et de placement (CPL)
Figure 10 : Invitation à fournir les fichiers de composants (BOM) et de placement (CPL)

Deux invitations à fournir les fichiers de fourniture et d’assemblage des composants apparaissent.
Ces fichiers sont à télécharger sur votre ordinateur ici :

Fichier BOM
Fichier CPL

Puis fournir maintenant ces fichiers en cliquant sur les boutons bleus correspondants :
"VV_UNO_C6_top_bom.xlsx" pour la BOM
"VV_UNO_C6_top_cpl.xlsx" pour le CPL

Figure 11 : Téléversement des fichiers BOM et CPL
Figure 11 : Téléversement des fichiers BOM et CPL

Une fois téléversés, il faut renseigner la question "Please help to select the correct usage description for your product."
Par exemple avec "Electronics and Hobbies - DIY"
Puis cliquer sur le bouton bleu "Next"

Figure 12 : liste des composants disponibles chez JLCPCB pour cette carte
Figure 12 : liste des composants disponibles chez JLCPCB pour cette carte

qui affiche la liste des composants disponibles dans le catalogue de JLCPCB (toutes les lignes sont validées à droite).
Puis cliquer sur le bouton bleu "Next"

Figure 14 : Prévisualisation du placement des composants
Figure 14 : Prévisualisation du placement des composants

Cette page permet de visualiser le placement des composants sur la face "top" du circuit imprimé, puis la liste des composants approvisionnés par JLCPCB.

Figure 13 : Détails des composants
Figure 13 : Détails des composants

A ce stade il faut cliquer sur le bouton "SAVE TO CART", sachant que la commande contient 5 exemplaires du même circuit imprimé équipé des composants CMS.
Une confirmation de commande est affichée et il ne reste ensuite qu’à définir le mode de livraison et payer la commande en cliquant sur "Secure Checkout".

Figure 15 : Confirmation de la commande
Figure 15 : Confirmation de la commande

Lors du processus de validation et de paiement, le choix de la méthode de livraison est proposée. Celle qui fonctionne bien, la moins chère mais avec un délai de livraison de 2 à 3 semaines environ est "Standard Direct Global Line".

Figure 16 : Choix d'une méthodes de livraison économique
Figure 16 : Choix d’une méthodes de livraison économique
Avant de lancer la production, un ingénieur de JLCPCB va examiner le placement des composants et il se peut qu’il vous envoie un email vous demandant de confirmer ces placements.

Normalement les bons placements sont représentés sur la figure 17 ci-dessus, notamment avec les signes + et - en rouge des composants polarisés (leds, diodes) et les points rouges correspondants aux pins 1 du transistor et du circuit intégré. Si les placements sont conformes à la figure 17, vous pouvez confirmer la mise en production.

Voilà, la commande est passée, il ne reste plus qu’à attendre le facteur !
Pendant ce temps là il est temps de commander les autres éléments de cette centrale.

Les autres composants à acheter

Il faut ajouter quelques composants à souder sur la carte :

Figure 17 : Liste des composants à ajouter soi-même
Figure 17 : Liste des composants à ajouter soi-même

Ce qui nous fait cet ensemble à approvisionner :

Figure 18 : l'ensemble des composants à réunir pour monter la centrale
Figure 18 : l’ensemble des composants à réunir pour monter la centrale

On remarque qu’il y a 2 types de connecteur DCC : l’un à visser, l’autre à prise male et femelle. On choisira le plus pratique selon l’usage.

La liste des composants est donnée dans le fichier suivant, avec des liens vers des fournisseurs possibles. Ces liens fonctionnaient au moment de l’édition de cet article. S’ils ne fonctionnent plus, vous pouvez faire une recherche avec le nom du composant ou ses caractéristiques dans le fichier chez vos fournisseurs habituels.

Liste de composants et lien d’achat

Voici le schéma général de cette centrale, à suivre lors de l’équipement des composants pour vérifier et éviter des erreurs.

Figure 19 : Schéma complet de la centrale
Figure 19 : Schéma complet de la centrale

Le montage

Le montage commence par la soudure de la résistance CMS de 0,5Ω, marquée R500. On coupe 4-5 mm de soudure que l’on plaque contre une extrémité de la résistance en place sur le circuit imprimé. On appuie fermement sur la résistance pendant qu’on approche le fer à souder sur la soudure qui va donc fixer le coté de la résistance et la bloquer. On peut alors souder l’autre coté.

On soude ensuite les barrettes males qui vont permettre de relier la carte avec le UNO ou le MEGA. Pour réussir cette opération, on peut poser les barrettes males sur les barrettes femelles du UNO, placer le circuit sur les barrettes et commencer par souder une seule patte, vérifier le bon alignement, puis souder les autres pattes.

Figure 20 : montage des barrettes de liaison avec UNO ou MEGA
Figure 20 : montage des barrettes de liaison avec UNO ou MEGA

On soude la barrette femelle 8 pins en faisant attention aux composants CMS à proximité et en évitant les ponts de soudure. Pour un montage en boitier, cette barrette doit être choisie coudée et donc soudée à l’horizontale.

Le circuit imprimé est équipé de trois LED CMS vertes, tout en gardant la possibilité de souder des LED traversantes en parallèle. On a choisi des LED de couleur verte car elles ont une tension directe supérieure à celle des LED des autres couleurs. C’est-à-dire que si une LED rouge est en parallèle d’une LED verte, c’est la LED rouge qui s’allumera. Donc, vous compléterez ou non votre circuit en fonction de vos préférences.

Si souhaitée, la LED rouge dont la plus grande patte (le +) est vers le haut sur la figure. Puis le régulateur 8 ou 9V et les 6 boutons à 6 pattes chacun. Choisissez le niveau de ces derniers en fonction de votre projet.

Ces boutons ont un sens. Une strie sur un des cotés doit être orientée vers le bord gauche de la carte, comme on le voit sur la figure 25.

Si les modèles que l’on a ne correspondent pas, il faut tester à l’ohmmètre les contacts des boutons en s’aidant du schéma figure 19.

Figure 21 : Montage de la barette d'extension, la led rouge et le régulateur
Figure 21 : Montage de la barette d’extension, la led rouge et le régulateur

On soude les 2 barrettes femelle de 4 pins (une pour l’Oled en haut, l’autre pour un transmetteur Radio en bas), puis les 2 condensateurs de 470µF et 220µF et l’encodeur.

Figure 22 : Montage des condensateurs, encodeur er support Oled
Figure 22 : Montage des condensateurs, encodeur er support Oled

On soude le jack d’alimentation, le connecteur de sortie DCC (le modèle à vis ou celui à prises mâle et femelle) et les 2 leds témoins DCC. Comme elles sont montées tête-bêche, il suffit de souder un coté - de l’une et un coté + de l’autre dans les 2 trous du milieu. Et comme elles sont en parallèle avec les diodes vertes CMS, il vaudrait mieux les choisir d’une autre couleur que le vert, jaune par exemple, pour être sûr qu’elles s’allument plutôt que les CMS.
Ensuite on soude le L6203 après avoir fixé le radiateur, afin de positionner correctement ce radiateur (sans faire cela, les pattes du L6203 seraient sans doute trop enfoncées dans les trous du circuit imprimé et la place ne serait plus suffisante pour monter le radiateur). Toutefois, le radiateur n’est pas nécessaire pour de faibles intensités (pour 1 ou 2 locos seulement).
Enfin l’écran Oled peut être monté sur son support.

Figure 23 : Montage des connecteurs Alim et DCC, leds vertes et Oled
Figure 23 : Montage des connecteurs Alim et DCC, leds vertes et Oled

On peut bloquer l’Oled et le maintenir en position bien parallèle au circuit. Au préalable, il faut tester le montage et le bon fonctionnement de l’OLED : voir le § suivant. Une astuce consiste à récupérer 3 pattes de leds (coupées après soudure) et les souder dans les 3 trous métallisés de la figure 24, puis dans les trous aux 3 coins de l’Oled comme indiqué sur la figure 25.

Figure 24 : Points de soudure pour stabiliser l'Oled
Figure 24 : Points de soudure pour stabiliser l’Oled
Figure 25 : pattes de fixation de l'Oled
Figure 25 : pattes de fixation de l’Oled

Enfin c’est le moment de différencier la carte pour UNO ou MEGA en soudant un petit pont de soudure à cheval sur 2 des emplacements indiqués en rouge (UNO) ou jaune (MEGA) de la figure 26.
En effet, la sortie du UNO se trouve sur la pin 10, alors que sur un MEGA elle se trouve sur la pin 12. Voir l’article Réalisation de centrales DCC avec le logiciel libre DCC++ (3) pour plus de détails.

Figure 26 : strap de soudure pour le choix UNO ou MEGA
Figure 26 : strap de soudure pour le choix UNO ou MEGA

Le montage de la carte est terminé. C’est le moment d’ausculter toutes les soudures à la loupe, puis d’installer un logiciel.

L’alimentation 12 à 18V de la centrale DCC doit se faire exclusivement sur le jack d’alimentation de la carte moteur que vous venez de monter, mais absolument pas sur le jack d’alimentation de la carte Arduino qui pourrait être détruite. Bouchez ce jack avec de l’adhésif dès que possible !

Le logiciel à installer

L’application du va et vient automatique et manuel

Il s’agit du logiciel du va et vient de l’article Réalisation d’un va-et-vient automatique et réaliste adapté au matériel de cette carte (Oled, boutons, etc..) et légèrement simplifié pour être plus facile à comprendre par tout le monde.
Il reconnait automatiquement s’il s’agit d’un UNO ou d’un MEGA. Mais il ne faut pas oublier la goutte de soudure correspondante (voir figure 26).

La compilation du logiciel nécessite les bibliothèques suivantes :
- DCCpp
- Encoder
- Bounce2
- SSD1306Ascii

L’automate de va et vient et les capteurs pour l’automate

Il faut se reporter à l’article Réalisation d’un va-et-vient automatique et réaliste pour les explications du logiciel.

Les différents écrans de l’Oled correspondent aux états du logiciel :

Figure 27 : Les différents états des écrans OLED
Figure 27 : Les différents états des écrans OLED

1 : L’accueil à la mise sous tension indique le numéro de version (1.08)
2 : Au bout de 5 secondes la recherche de l’adresse DCC est lancée. L’adresse s’affiche juste après les 2 points. Si la recherche échoue après 2 essais, un " ?" s’affiche et l’adresse de configuration est prise (3). Dans ce cas, on peut aussi la programmer en configuration (voir Figure 23)
3 : La loco démarre au cran 15 et roule sans arrêt en marche avant jusqu’à la détection d’une gare. Pendant ce trajet on peut modifier la consigne de vitesse palier maximum en tournant le bouton de l’encodeur.
4 : Arrivée en gare, la loco s’arrête pendant 15 secondes (configuration), et change de sens, lumière éteinte.
5 : Le loco repart en marche arrière, lumière allumée, et accélère jusqu’au cran de consigne.
6 : Elle traverse les zones A (accélération),
7 : B (palier pendant lequel la vitesse du palier peut être modifiée) et C (ralentissement).
8 : Arrêt en gare à nouveau et changement de sens.
9 : En appuyant sur le bouton "Up" changement en mode manuel ou automatique. En mode manuel, la loco reste à vitesse constante, sans changement de sens et sa vitesse est commandée par l’encodeur.
En appuyant sur le bouton de l’encodeur, la vitesse est remise à zéro. On a la marche avant en tournant dans le sens horaire, et la marche arrière dans le sens contraire.
10 : La lumière est commandée par le bouton "Down" et les détections de zones restent effectives sans provoquer de changement de vitesse.

20 : Pour entrer en mode configuration, il faut maintenir le bouton de l’encodeur enfoncé durant l’écran d’accueil (image 1).
Les paramètres sont modifiables un par un, en appuyant sur le bouton de l’encodeur pour modifier, en tournant l’encodeur pour changer la valeur et en appuyant enfin sur le bouton de l’encodeur pour enregistrer la valeur.
21 : La longueur de la zone B qui sert à la mesure de vitesse
22 : La durée d’arrêt en gare
23 : l’adresse DCC par défaut
24 : la vitesse minimale en recherche de gare et en fin de ralentissement.

Les 5 pins pour les détecteurs de présence sont les mêmes que dans l’article d’origine. Une petite modification permet d’utiliser les détecteurs ponctuels à la place de détecteurs de consommation de courant par canton. Chaque détection se fait par un état bas (LOW, 0) sur la pin qui comporte une pull-up (état haut, 1, non connecté).
Le programme ne traite qu’une seule détection à la fois et ignore les répétitions d’une même détection.

La commande manuelle d’une locomotive

Le bouton "Up" permet de passer du mode manuel au mode automatique en gardant tous les affichages du mode automatique, ce qui permet de tester facilement les capteurs.

D’autres logiciel possibles pour cette mini-centrale DCC

Comme indiqué au début de cet article, cette même carte peut être équipée d’autres logiciels, ce qui fera l’objet d’autres articles de cette série.

Transmetteur radio

Le transmetteur radio HC12 permet à cette centrale de recevoir des ordres depuis des manettes équipées du même transmetteur. On verra comment le configurer dans l’article Ma première manette DCC (2). Il s’enfiche sur le connecteur quatre broches femelle repéré RX/TX. La broche SET reste en l’air.

Intégration d'un module HC12
Intégration d’un module HC12

Montage en boitier

La série d’articles vous propose aussi un montage en boitier compact pour la version UNO présentée tout au début. Boitier 3D pour la station DCC minimale

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